Insertion professionnelle des étudiants

Laura Colombat, stagiaire à la MIE

Après un stage au Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Laura a souhaité poursuivre sa découverte des politiques publiques en faveur des jeunes. Elle nous raconte son stage au sein de la Maison des initatives étudiantes.

Actualité étudiante - 7.07.2017

Qu'est-ce qui t'a conduit à effectuer un stage à la Maison des initiatives étudiantes ?

Je fais un master en sciences politiques et gestion des collectivités territoriales, et j’ai une certaine appétence pour les politiques de jeunesse. C'est pour ça que j’ai tout d'abord effectué un stage au ministère de la jeunesse, sur la question du numérique, qui est une question en lien avec l’insertion professionnelle, avant de rejoindre la MIE pour un nouveau stage.


Ton stage à la MIE est axé sur l'insertion professionnelle. Peux-tu nous en dire plus ?

L'insertion professionnelle des jeunes diplômés des universités me tient particulièrement à coeur. Avec l'appui de la MIE, j'essaie d’identifier tous les partenaires franciliens qui travaillent sur l’insertion professionnelle : institutionnels, universitaires, associatifs, entreprises, start-ups. Mon objectif est de les identifier puis de les faire se rencontrer.



Créer un écosystème pour ces acteurs qui travaillent sur cette question mais ne se rencontrent pas.



Deux mois après le début de ton stage, quel premier constat peux-tu établir ?

Beaucoup de leviers peuvent être créés. J'ai été mobilisée sur l'organisation de deux ateliers « réinventons l’insertion pro », où étaient conviés différents acteurs franciliens, afin de faciliter l'échange entre eux.

Ces ateliers ont rassemblé une cinquantaine de personnes. Deux projets ont émergé, et la MIE en portera un. Ce projet porté par la MIE sera axé sur la formation et la sensibilisation des étudiants au réseautage. 

J’ai été prise en stage à la MIE pour modéliser cette action sur le sujet de l’insertion professionnelle, avec notamment la réalisation d’un guide pratique destiné aux diplômés qui recherchent un emploi.



Il y a un vide entre la fin de l’université et le monde professionnel.



Tu es toi aussi, via tes stages, dans un processus d'insertion professionnelle. Comment ça se passe ?

L'an dernier, c’était la première année où j'effectuais des stages, où je travaillais - ça été difficile. Dans le master que je fais, on devait réaliser un stage pendant un à six mois, tout en suivant des cours à la fac. J'ai eu du mal à trouver un stage, à cause du rythme de la formation. J’ai trouvé des stages qui avaient l’air très intéressants mais à 35h par semaine. L’employeur ne pouvait pas me laisser aller à la fac deux jours par semaine, ce n'était tout simplement pas possible pour eux. En parallèle, j'avais énormément de travail à fournir à la fac. Je pense qu'il y a parfois une inadéquation entre le volume de travail dans les formations et la réalité du marché de l'emploi.



Les ateliers que tu as contribué à organiser ont-ils permis de dégager de premières pistes ?

Dans ces ateliers, le projet phare que la MIE va porter est d'apprendre aux étudiants à réseauter, et à utiliser efficacement les réseaux sociaux. On travaille avec des personnes de l’Apec qui sont prêtes à s’engager à faire des formations. Cela peut être mis en place pour la rentrée 2017/2018.



A suivre, donc. Merci pour ton témoignage !

1ère publication : 7.07.2017 - Mise à jour : 28.07.2017