Lutte contre les discriminations

Oui, « Pédé » et « Gouine » sont bien des insultes homophobes

Et « gougnoute », « pédale », « tarlouze », « gousse », et « tapette » aussi

La « Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie » est l'occasion de vous donner des conseils pour ne pas rester seul·e face aux discriminations, que vous en soyez victime ou témoin.

L'homophobie ordinaire malheureusement toujours... ordinaire

Bien que punie par la loi, l'injure à caractère homophobe reste malhaureusement courante, en particulier dans le milieu scolaire et universitaire (7% des témoignages de LGBTphobies rapportés en 2017 - Rapport 2018 de SOS Homophobie).

Ces insultes contribuent à « l'homophobie ordinaire », c'est-à-dire une banalisation de propos blessants, insultants, discriminatoires. Surtout, les propos de cette nature constituent bien souvent une source de mal-être pour les personnes qui en sont victimes, et jouent un rôle néfaste et insidieux sur leur estime de soi - menant, dans des cas extrêmes - à des suicides.



Les discriminations LGBTI ? Elles méritent une bonne paire de GIF

L'Université de Montpellier (auteure de ce jeu de mot), a souhaité sensibiliser à cette homophobie ordinaire, et à l'homophobie caractérisée, en organisant un concours de GIFs et de films courts ouvert à toutes les étudiantes et étudiants en France : « UM Anime ».

Voici les productions étudiantes lauréates du concours.


Carolina Collado – Gonzalez de l’ENSAM - Toujours pareil

Claire Casalini-Astier en BTS au lycée René Goscinny DRAP - La normalité

Tamara Yehouessi de l’Université de Montpellier pour Out

Lucie Pradeau de l'EMCA pour Sucré-Salé



Que dit la loi ?

Une injure publique à caractère raciste, sexiste, handiphobe, ou homophobe est punissable par une peine pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison et une amende de 22 500€. L'injure du même type mais non publique peut quant à elle être sanctionnée par une contravention de 1 500€ au maximum.



Injure publique / non publique & réseaux sociaux : quelle différence ?

L'injure publique est une injure pouvant être entendue ou lue par un public. C'est le cas des injures prononcées en pleine rue, publiées dans un journal, un blog, sur un site internet ou un réseau social « ouvert » (comme Twitter).

L'injure non publique est dans la plupart des cas prononcée par son auteur devant un cercle restreint de personnes. 

Dans certains cas, les injures prononcées sur un réseau social peuvent être considérées comme non publiques. Si l'injure a été diffusée sur un compte accessible uniquement à un nombre restreint d'amis sélectionnés par l'auteur des propos, il s'agit d'une injure non publique.



Quels sont vos recours, à qui demander de l'aide ?

Le site justice.fr vous donne des définitions, des ressources et des contacts utiles et vous permet notamment...


Vous pouvez également repérer et contacter les structures d'aide aux victimes qui peuvent vous accueillir et vous accompagner près de chez vous...


Les Crous accompagnent les victimes de violences

  • Logement d'urgence
  • Aides financières
  • Accompagnement renforcé

Prenez RDV sur www.messervices.etudiant.gouv.fr, module « Rendez-vous ».


Votre établissement, son service de médecine préventive et/ou d'assistance sociale sont à votre écoute

Des consultations, gratuites, auprès de psychologues peuvent vous accompagner en cas de harcèlement, de violences psychologiques, ou physiques. N'hésitez pas à solliciter un rendez-vous et à vous renseigner également sur l'existence d'une cellule d'écoute des victimes de violence.


Le fonds national d’aide d’urgence (FNAU) / Les aides spécifiques

Elles permettent d'apporter une aide financière rapide et personnalisée aux étudiants rencontrant de graves difficultés financières et à celles et ceux qui doivent faire face à des difficultés spécifiques durables, comme la rupture familiale ou la situation d'indépendance avérée. Une situation qui peut malheureusement se produire suite à un coming-out.

L’aide d’urgence peut revêtir deux formes : une aide ponctuelle si vous rencontrez momentanément de graves difficultés, ou une allocation annuelle si vos difficultés peristent. Vous devez effectuer la demande d'aide auprès du Crous de votre académie.

Prenez RDV sur www.messervices.etudiant.gouv.fr, module « Rendez-vous ».


Ligne Azur

Elle s'adresse à toute personne en questionnement, se sentant discriminée ou ayant subie des discriminations homophobes, quel que soit son environnement. Ce dispositif s'adresse aussi aux proches, aux amis qui seraient en lien avec une personne en difficulté.

> 0 810 20 30 40 | www.ligneazur.org


SOS homophobie

Une association nationale de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie.

> 0 810 108 135 ou 01 48 06 42 41 | www.sos-homophobie.org


Le Refuge

Une structure conventionnée par l'État qui propose un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical et psychologique aux jeunes majeurs, filles et garçons, victimes d'homophobie. La structure dispose de places d'hébergement à Montpellier, Paris, Lyon et Marseille et propose une écoute au sein de ses locaux d'accueil de jour, ouverts à toutes et tous.

> 06 31 59 69 50 (24h/24 et 7j/7) | www.le-refuge.org


Les assos étudiantes locales

Dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur, des associations d’étudiants LGBT+ peuvent constituer un relais essentiel et de proximité si vous êtes en situation de mal-être du fait de votre orientation sexuelle ou de votre identité de genre. 

  • En Île-de-France, le Caélif regroupe plusieurs associations étudiantes
  • N'hésitez pas à consulter la liste des associations de votre établissement
  • L'annuaire national d'Animafac peut également vous aider à trouver des contacts
Publication : 17.05.2018