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VIH / SIDA : des pistes pour le dépistage

Pour la Journée mondiale de lutte contre le SIDA (et au quotidien)

Le dépistage et la prévention du SIDA ? « J'ai pas le temps ». « C'est trop loin ». « Je ne peux pas avancer les frais ». « J'ose pas ». « Ça me stresse ». Se faire dépister n'a pas toujours été simple, pour une raison ou une autre. Heureusement, ce n'est plus le cas ! Il existe forcément une solution adaptée pour chacune et chacun d'entre vous.

Les intox & idées reçues sur le VIH et le SIDA

Malgré les progrès de la recherche, on ne guérit pas du SIDA. On peut en revanche limiter les effets du VIH.

En 2016

43 %  des découvertes de séropositivité en France concernaient des personnes déclarant n’avoir jamais été testées auparavant.

27 % d'entre elles l'ont découvert à un stade avancé de l'infection.



En 2017

25 000 personnes ignoraient qu'elles étaient séropositives.



Concernant les jeunes et les étudiants, en 2018

26 % des jeunes, selon une enquête commandée par Sidaction, considèrent qu'il existe des médicaments pour guérir du SIDA (contre 13% en 2009).

21 % pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive.

18 % pensent que la transmission peut se faire en entrant en contact avec la transpiration.
19 % estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus.



Et enfin...

20 % des étudiants et jeunes diplômés estiment être mal informés sur le VIH & le SIDA.


Nous espérons que vous vous sentirez mieux informés après la lecture de cet article :)



Se faire dépister, c'est pas si compliqué

Les modes de dépistage du VIH sont aujourd'hui nombreux et, surtout, accessibles à toutes et tous, quelle que soit votre situation géographique, financière ou psychologique. Lever les barrières, c'est le sens de la campagne de Santé Publique France, que vous avez peut-être découvert cette année, sur le web et dans la rue.

Stress lié à l’attente des résultats, crainte d’être pointé·e du doigt, mode de vie qui ne permet pas de faire une place au dépistage dans son quotidien...

Mais ça, c'était avant. Si vous estimez avoir été exposé·e à un risque d'infection, si vous avez le moindre doute sur une relation sexuelle, ou si vous n'avez simplement jamais été dépisté·e, plusieurs méthodes s'offrent à vous.



Quatre modes de dépistage possibles en fonction de votre situation ou de votre préférence



Le « TROD » : Test Rapide d'Orientation Diagnostique

Le test sera réalisé par un professionnel de santé. Vous pouvez l'effectuer gratuitement dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), voire dans certains cas sur votre campus. Renseignez-vous auprès du service de médecine préventive ou du centre de santé universitaire. Si le test rapide est positif, il devra cependant être confirmé par un test de dépistage classique (voir plus bas).

Le « TROD » est totalement fiable trois mois après une prise de risque VIH. Il permet d’avoir un résultat en 20 minutes. Idéal si vous détestez quand il y a TRODattente (oh, oh).



Le test classique : une prise de sang

La différence majeure par rapport au « TROD » se situe dans la méthode de dépistage puisqu'il s'agit d'une prise de sang classique, que vous pouvez effectuer une fois encore dans un CeGIDD, gratuitement. Les délais d'attente de vos résultats peuvent être plus longs mais sont également plus fiables en cas de test positif au VIH. Le test du dépistage par prise de sang peut être réalisé à partir du 15e jour suivant la situation à risque. Le TROD étant plus rapide, il sera donc plus indiqué pour un premier dépistage.



Le test en laboratoire : être accompagné·e par des professionnels, près de chez vous

L'avantage du laboratoire, c'est qu'il y en a forcément un près de chez vous. Au-delà de la proximité du lieu de dépistage, vous bénéficiez également de l'accompagnement par des professionnels, contrairement à l'autotest. Vous devez cependant avancer les frais, mais ils sont remboursés à 100% par la Sécurité sociale.



L'autotest : vous achetez un test en pharmacie pour le réaliser chez vous, par exemple. 

Ce test est le plus rapide. C'est vous qui le réalisez, en utilisant un auto-piqueur pour prendre une goutte de sang. L'autotest est fiable si vous estimez avoir pris un risque il y a plus de trois mois. Vous le trouverez dans toutes les pharmacies, pour un coût compris entre 25 et 28 euros, et vous obtiendrez le résultat en 15 minutes. 

Attention toutefois, l'autotest n'est pas remboursé par la Sécurité sociale et sa fiabilité n'est pas encore parfaite.
Demandez bien conseil en pharmacie ou auprès de Sida Info Service.


> Toutes les infos sur Sida info service (0800 840 800)
> Où effectuer mon test de dépistage ?




Le préservatif est toujours la meilleure protection contre le VIH... mais pas que.

Qu'il soit masculin ou féminin, le préservatif est le seul outil complet de santé sexuelle puisqu’il protège à la fois du VIH, des IST, MST, des hépatites, mais aussi des grossesses non prévues. Plutôt que de longs discours, voici le tuto' préservatifs réalisé par des étudiants relais-santé du centre de santé de l’Université de Bordeaux. 

On ne le dira jamais assez : protégez-vous, et sortez couverts. Profitez, en sécurité :)

En cas de souci, que ce soit un oubli ou une rupture de préservatifdes professionnels sont à votre écoute où que vous soyez, y compris sur votre campus, dans votre université ou votre école. Si vous avez été exposé·e à un risque de transmission d'une IST, n'hésitez pas à chercher un centre de dépistage, à l'aide de l'appli TUP, qui géolocalise les centres de dépistage mais aussi les lieux où vous procurer des préservatifs ! Vous aurez également accès à de nombreuses informations, fiables, sur les méthodes de dépistage du VIH, sur les IST, sans oublier un agenda des événements liés au dépistage et à la prévention près de chez vous.

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S'il s'agit d'un risque de transmission du VIH, il existe également un traitement d'urgence, le Traitement Post-Exposition (TPE), qui doit intervenir dans les 4 heures au mieux après l'exposition, au plus tard dans les 48 heures.



Remboursement des préservatifs

À partir du 10 décembre 2018, vous pourrez vous faire en partie rembourser des préservatifs masculins.

Concrètement, vous allez chez votre médecin, vous demandez des préservatifs, celui-ci vous en prescrit et la Sécurité sociale prendra à sa charge 60 % du coût. Votre complémentaire santé / mutuelle pourra choisir ou non de prendre la différence à sa charge, il faudra vous renseigner auprès d'elle.

Notez que seuls les préservatifs de la marque « Eden » sont pris en charge par cette mesure.


> Voir aussi « Tout sur le VIH et les IST » sur le site On s'exprime.fr
> Voir aussi sexosafe.fr, sexualité entre hommes et prévention

1ère publication : 1.12.2018 - Mise à jour : 30.11.2018