Concours de création étudiante - Lauréats Photo 2017

1er Prix - Marina Bellanger (Crous Montpellier Occitanie) | 2e Prix ex æquo - Mégane Oeur (Crous Rennes) | 2e Prix ex æquo - Elena Lebrun (Crous Strasbourg) | 3e Prix - Nicolas Lee (Crous Lille) | Mention spéciale - Florian Hary (Crous Montpellier) | Mention spéciale - Stéphanie Bichut (Crous Amiens) | Mention spéciale - Souleymane Diaw (Crous Aix-Marseille) | Mention spéciale - Lucas Rosso (Crous Toulouse)

Le thème pour l'année 2017 était « RUE ».



1er Prix - Marina Bellanger - Sentiers de lumières enneigés



Étudiante de 24 ans en thèse de biologie végétale, Marina a commencé la photographie à 18 ans après que sa famille lui a offert un reflex numérique. Elle aime voyager, découvrir de nouveaux horizons, en France ou à l’étranger et ses photos sont le reflet de ses explorations. Elles lui permettent de retranscrire des sentiments ou des détails qui peuvent nous échapper à l’œil nu.



Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

Mes motivations pour participer au concours photo ont été l'envie d'avoir un jugement autre que celui de ma famille et de mes amis. Pouvoir montrer sa photo à des professionnels tout en ayant la possibilité de gagner un prix, c'est que du bonus ! Et puis j'aime particulièrement photographier en ville, alors le thème « Rue » me correspondait bien.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

J'ai pris cette photo à Umeå, une ville au nord de la Suède, lors d'un stage de fin d'étude. Ce que j'ai voulu retranscrire par cette photo c'est l'ambiance des fins de journées d'hiver avec cette lumière si particulière ; les contrastes architecturaux très présents dans cette ville et puis ces lignes qui structurent la photo lui donnent une certaine froideur accentuée par la neige au sol. Eh oui, il a fait jusqu'à -27°C lors de mon séjour !

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

Lorsque j'ai appris que j'étais lauréate, j'ai été sous le choc et surexcitée à la fois !! Je ne m'y attendais pas du tout, pour moi les résultats nationaux étaient passés depuis longtemps et je n'y pensais plus. Je sautais sur place comme un kangourou et mes amis se demandaient bien ce que l'on pouvait m'annoncer au téléphone pour que je sois dans un état pareil... ! 



2e Prix ex æquo - Mégane Oeur - Sans titre



Originaire du Grand Est, Mégane est partie en Bretagne pour faire ses études dans le numérique. Après un an en Espagne et quelques mois à Paris, elle est actuellement à Liège pour une année de césure. Tout au long de son parcours, son Fujifilm XM1 l’accompagne.

Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

La majorité de mes photos ont été prises dans la rue, à la volée et sur l'instant. Le concours du Crous sur le thème « RUE » était donc une évidence pour moi. La photo est une manière d'être au monde, d'enregistrer une trace, d'aiguiser sa perception et surtout de se sentir vivant, de voir. 

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

L'inspiration vient de toutes les choses logées dans l'inconscient, les livres lus, les choses vues, les évènements vécus etc. Ensuite comme souvent dans la photo de rue, il s'agit d'une scène qui se présente à nous et déclenche une envie irrésistible d'enregistrer la scène. Il faut capturer l'atmosphère en allant très vite tout en soignant l'esthétique : l'harmonie des lignes, la perspective et le poids de chaque élément dans l'image. Le message vient après, si l'image est bonne le message est là, dans le regard de celui qui regarde la photo.



2e Prix ex æquo - Elena Lebrun - Les artères andrinoples



Passionnée par la photographie depuis ses 19 ans où elle a reçu son premier appareil numérique, elle utilisait ce médium exclusivement pendant ses voyages. Au fil des années, elle est passée de la photographie « documentaire » à la mise en scène. La découverte de la peinture est venue avec sa nouvelle démarche artistique : elle peignait sur ses tirages. Elle a réalisé qu'elle voulait entrer en école d’art : aujourd’hui elle est étudiante à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, en 2e année de scénographie.

Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

Une amie m'a parlé du concours organisé par le Crous, et m'a poussé à y participer. Je me souviens qu'elle m'a demandé à plusieurs reprises si j'avais choisi ma photo, la date d'échéance approchant. J'avais dû insister au laboratoire pour qu'il puisse me tirer la photo à temps... Je n'avais aucune idée de l'attente du jury. Choisir une seule photo pour répondre à un thème si large, c'est un peu comme jeter une bouteille à la mer.

La photo est mon médium de prédilection, c'est celui où je me sens le plus à l'aise et où je peux communiquer ce que je ne peux pas faire avec le langage verbal ou à l'écrit. Ou du moins plus difficilement.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

Été 2016, je suis en Chine avec ma sœur, Elsa, pour 1 mois. C'est notre premier voyage « entre sœurs ». Nous avions l'habitude de voyager avec nos parents étant plus jeunes.

La photo a été prise devant une gare, dans une petite ville où nous avions notre train pour Xian qui partait dans 3 jours... On n'aurait jamais dû se retrouver ici, nous avions mal compris les explications d'une passagère chinoise. Ce n'est pas compliqué de ne rien comprendre quand on ne connaît pas la langue. Cette gare était très différente comparée à celles que nous avions connues : calme, silencieuse, presque vide : un no man's land chinois. Il y avait une ambiance très particulière qui m'obligea à sortir mon appareil photo. Je souhaitais capturer un ou des moments qui puissent être enregistrés sur ma pellicule, et dans ma mémoire à jamais. Il suffit d'un point de vue, d'un angle, pour s'arrêter, attendre qu'un élément vienne enrichir la composition, puis de le capturer. Une femme, une gardienne des lieux (?), arrive dans mon champ. Je ne me souviens pas l'avoir entendue ou vue en dehors de mon appareil photo, trop absorbée par mon cadrage à attendre que quelque chose se passe. Est-elle éblouie par le soleil ou seulement voulait-elle se cacher de mon appareil avec une feuille ? 

J'étais loin d'imaginer que cette image serait un jour récompensée.

Je n'ai pas de message à faire véhiculer, chacun de nous est libre d'interpréter l'image comme il ou elle le souhaite. C'est une photographie qui retrace un moment, un lieu de mon voyage. Pour la composition, j'ai eu de la chance de capturer tous les éléments qui ont formé une belle unité à un temps T.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

Lorsque j'ai appris que j'étais lauréate, à vrai dire, j'avais complétement oublié ce concours, une camarade de l'école me l'a annoncé. Pour le prix national, je l'ai su par téléphone. Une vraie surprise pour les 2 prix. C'est très agréable d'apprendre que son image a été récompensée, et surtout très stimulant pour continuer à participer à d'autres concours. Finalement cette bouteille a trouvé des destinataires.



3e Prix - Nicolas Lee - Sans titre



Étudiant en master de science politique à l’Université de Lille, Nicolas Lee découvre la photographie à 19 ans. Les sciences sociales sont pour lui un moyen - notamment à travers les méthodes de la sociologie visuelle - d’affiner et de renseigner son regard sur les sujets politiques et sociétaux dans le but de pouvoir exercer après ses études le métier de photojournaliste.

Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

Je fais de la « photo de rue » depuis un an et je n'ai jamais pensé à soumettre mes photographies à un concours auparavant. Je suis tombé par hasard sur un mail d'information de l'université à quelques jours de la date limite d'envoi des photos. Voyant le thème « Rue », je me suis dit « pourquoi pas ? ».

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

L'inspiration dans cette photo s'apparente presque à de l'intuition puisque tout se passe extrêmement rapidement. En général je marche assez vite quand je me balade en avec mon appareil photo, du moins je mime la vitesse moyenne des gens dans la rue. C'est un moyen de partager les mêmes conditions qui rythme leur passage : l'empressement.

Cette précipitation s'exprime doublement dans l'image. Derrière cette photographie (et je pense derrière beaucoup de « photos de rue ») il y a la volonté du photographe d'agir comme un révélateur d'un quotidien qui pourrait paraître trivial, qu'on a fini par oublier derrière une forme de routine. Le défi, c'est de faire ressurgir la richesse cachée de ce qui nous entoure, c'est renouer avec un quotidien dont nous sommes parfois étranger.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréat ?

Je ne m'y attendais absolument pas ! Et je dois avouer que recevoir une reconnaissance a été comme un encouragement et a confirmé ma décision de m'engager pendant et après mes études vers la production d'image en tant que photojournaliste.



Mention spéciale - Florian Hary - Demon night





Mention spéciale - Stéphanie Bichut - Sortie d'obscurité



Stéphanie Bichut a 21 ans et étudie la sociologie à Amiens. La photographie et les voyages sont ses passions. Elle aimerait pouvoir parcourir le monde, appareil photo à la main pour capter chaque instant et transmettre partout la beauté d'ailleurs. Elle se donne pour mot d'ordre de toujours sourire, de toujours apprécier la vie dans sa totalité et de faire en sorte que les gens qui l'entourent soient les plus heureux. Bien que peu décidée pour l'avenir, elle met beaucoup de cœur à l'ouvrage lorsqu'il s'agit de ses études.

Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

J'ai découvert le concours par hasard, lorsque je regardais les flyers exposés à la BU. Étant passionnée de photographie et pratiquant allègrement, je voyais dans ce concours une occasion d'étendre la portée de mes photographies. 

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

Je ne savais tout d'abord pas de quelle manière aborder le thème de la rue de sorte à ce que ma photographie soit originale et ne tombe pas dans les clichés et la banalité. J'aime beaucoup travailler sur les jeux d'ombres et de lumière, d'autant plus en noir et blanc de sorte à accentuer les contrastes. Lorsque j'ai vu cette ouverture, bercée par ce rayon lumineux, j'ai trouvé ça superbe. Ce que j'ai voulu montrer, c'est qu'une rue n'est pas qu'un simple couloir que l'on emprunte pour rejoindre d'autres couloirs de même sorte, mais plutôt qu'une rue est une ouverture infinie entre un monde déjà découvert et un monde inconnu que l'on tend à découvrir.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

Lorsque j'ai su que j'étais lauréate, je n'en revenais pas. J'ai relu plusieurs fois l'email que j'avais reçu afin de confirmer ce que je venais de lire. Je ne pensais pas que ma photographie pouvait avoir autant d'impact.



Mention spéciale - Souleymane Diaw - Doucement pressés





Mention spéciale - Lucas Rosso - Entrada



Né en 1991 à Strasbourg, Luca Russo étudie les lettres et le cinéma, et obtient son diplôme à l’ESAV de Toulouse en 2016. Il dirige la photographie de plusieurs court métrages, et réalise en 2016/2017 son premier film court : Anti-terre. Il vit entre la France et l’Égypte, où il développe actuellement son second film.

Quelles ont été vos motivations pour participer au concours ? Pourquoi avoir choisi la photo ?

En toute sincérité, mes motivations n'était pas réllement autres que financières, sachant qu'il y avait un prix sympathique à gagner. Pour ce qui concerne la photo, je la pratique dans mon quotidien, c'était donc le choix le plus naturel.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

Je photographie de maniere instinctive, il n'y a pas réellement d'inspirations, meme si le regard est inéluctablement orienté par les images que l'on rencontre.

Cette photographie a été prise dans une rue de Bogota. Le choix de l'image a presque valeur de discours : j'y ai vu une manière simple de figurer les rues de la capitale colombienne, qui ont tiennent autant du terrain de jeu qu'il faut s'approprier que du territoire sombre et mystérieux qu'il faut défendre. Entrada, « Entrée », a quelque chose d'une invitation chaleureuse, omniprésente dans le pays. Mais on sent qu'il faut faire attention où l'on s'aventure.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréat ?

J'étais très content, je vous en remercie beaucoup.