Concours de création étudiante - Lauréats Danse 2018



1er Prix - Cie Apparaitre | PASIPHAE

Fondée à Poitiers par Matthias Bardoula, la Compagnie APPARAITRE développe un projet artistique dont les principales interrogations et recherches scéniques concernent l'intime, ses représentations et son rapport aux phénomènes populaires.

Débutée en 2017, la saga QUEEN ICARUS explore le mythe grec d'Icare à travers plusieurs spectacles et disciplines. Entre le théâtre, la danse et la performance, il s'agit de chercher et de mettre en scène ce qu'il peut y avoir d'icarien en la nature humaine, au-delà de la notion d'orgueil que le mythe pourrait laisser entrevoir.

La forme chorégraphique PASIPHAE s'inscrit dans cette saga en tant que spin-off et dresse le portrait d'un amour déraisonné d'une reine pour un taureau blanc, une corrida nuptiale aux frontières de la passion humaine et des pulsions animales. Ici, pour dompter l'amour, ce monstre fougueux, mieux vaut le prendre par les cornes.

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Quelles ont été vos motivations pour participer au concours?

  • L'opportunité de créer une forme chorégraphique qui pourrait se développer par la suite.
  • développer les créations de la Compagnie APPARAITRE
  • le prix

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

PASIPHAE s'inspire du personnage mythologique du même nom. Pour se venger du roi Minos qui l'a offensé, le dieu Poséidon jette un sort à son épouse la reine Pasiphae qui tombe éperdument amoureuse d'un taureau blanc. Prise d'un désir fou pour l'animal, elle fait tout pour assouvir ses pulsions et demande à l'ingénieur Dédale de lui construire une vache en bois dans laquelle elle pourra se faufiler et tromper la bête. Le magnifique taureau tombe en effet dans l'astucieux piège et de leur ébats fougueux naîtra le fameux minotaure, créature au corps d'homme et la tête de taureau.

PASIPHAE est un spin-off de la saga QUEEN ICARUS, une série de spectacles inspirés du mythe d'Icare, et développe à travers une danse minimaliste, à la croisée du voguing et des postures de vases antiques, une corrida nuptiale où la femme n'est plus tout à fait femme, le taureau plus tout à fait taureau. Hybridité est le maître mot pour mettre en exergue ces attractions ambivalentes, aux frontière de l'humain et de l'animal, qui nous habitent et qu'on ne peut révoquer.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

De la joie, de la fierté et de la reconnaissance.

Que diriez vous à quelqu'un qui hésite à participer ?

De ne pas hésiter. C'est l'occasion de créer quelque chose, de se confronter à la mise en scène d'une forme courte, qui pourra potentiellement se développer par la suite. C'est aussi la possibilité de montrer son travail et si cela n'aboutit pas à une victoire, le travail n'est jamais perdu. Il pourra être réutilisé, se transformer etc.



2e Prix - Authentik | Seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin

Nous nous sommes rencontrés au sein de notre formation, et ça a matché direct !

Mathis, avait déjà fait le concours, et voulait renevouveler l'expérience avec nous et on a été ravi de partager ce projet tous ensemble

On est tous les trois très différents:

-Fabio, (le frisé...) Vient de Guyane et il danse depuis 9ans, il est surtout b-boy donc le sol c'est sa force ! J'ajouterai que sa polyvalence est aussi notre clé !

-Pax, (le marrant...) Vient de nice, c'est le rayon de soleil du groupe, il danse depuis 7 ans.
Il est très fort en isolation, il vient du pop et aussi du lock c'est notre funky boy !

-Mathis, (le grand...) Vient de Rennes, c'est le manager du groupe c'est celui qui nous embête mais on sait que c'est pour qu'on aille plus loin !
Il vient du freestyle, il est hip-hop et son atout c'est sa créativité.""

Avec tous ça on a une espèce de ""Triforce"" en nous qu'on va essayer de vous faire ressentir !

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Quelles ont été vos motivations pour participer au concours?"En toute honnêteté l'argent du concours national. 

Qu'on a malheureusement toujours pas touché de même pour le concours régional.
Mais aussi de proposer une toute nouvelle création et de voyager avec à différents endroits de la France, le partager et d'avoir des retours positifs ou négatifs pour nous améliorer et mûrir pour pouvoir proposer des choses encore meilleures.

Encore merci pour cette expérience !

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

J'avais envie de construire un show épatant avec mes amis qui danse avec moi tous les jours.
Le message est très simple ""seul on va vite, ensemble on va plus loin...
Je l'ai compris cette année grâce à ma classe et en particulier à pax et Fabio qui sont comme mes frères.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

Une immense joie ! On est passés par plusieurs états honnêtement, on est très heureux que notre travail est plu à la fois aux membres du jury régional et national et ainsi qu'au public c'est surtout eux qui nous ont touchés car notre but est de divertir les gens pendant un court instant, qu'ils l'apprécient, qu'ils aient un petit rictus, et qu'ils ressortent de ce moment un peu transporté vers un truc profond ou léger peu importe mais qu'ils voyagent avec nous !

Que diriez vous à quelqu'un qui hésite à participer ?

Fonce, qui ne tente rien n'a rien ! Crois en tes rêves et ne laisse personne douter de tes projets ou envies !
Avec des doutes tu n'avances pas !
Si tu te trompes et bien tant pis ça t'aidera pour les prochaines fois !

Et surtout reste authentik !



3e Prix - Rose Morel | Game cube

Je m'appelle Rose Morel, je danse depuis l'âge de 5 ans au Conservatoire d'Orléans, et plus récemment dans des cours supplémentaires à Micandanses Paris. Je souhaite me professionnaliser dans le monde de la danse, comme artiste interprète, voire chorégraphe. J'entre d'ailleurs cette année en L3 arts du spectacle - parcours danse à l'université Paris 8.

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Quelles ont été vos motivations pour participer au concours?

Le premier attrait a été les prix. En effet, je souhaite continuer professionnellement dans la danse, et passer des concours d'entrée d'écoles ou prendre des cours nécessite de l'argent. J'ai donc d'abord vu un moyen de financer ma formation.
En lisant ensuite les modalités du concours, j'ai également été très intéressée par le fait de pouvoir présenter mon travail sur scène, ainsi que de découvrir celui des autres candidats.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

J'ai créé mon solo sur une recherche sur la géométrie impossible, à partir du jeu vidéo Monument Valley, puis en me basant sur l'oeuvre « Montées et descentes » de M. C. Escher.

J'ai ainsi abordé plusieurs axes de recherche, comme les notions d'infini, le ressenti que l'on peut avoir face à une oeuvre « impossible », ou l'impossibilité dans le corps elle-même. Celle-ci c'est rapidement transformée en un moteur de création, et j'ai réalisé qu'en effet des oeuvres « impossibles » ou absurdes allaient seulement à l'encontre de nos perceptions habituelles en utilisant différemment les lois qui les régissaient.
J'ai donc voulu dans ma chorégraphie jouer également avec les règles de mon art : celles d'avoir un espace et un corps. Ce dernier passe de la tension à la détente en explorant les possibilités et en contrariant la logique, ce qui fait de ce solo un grand jeu d'élaboration.
Je n'ai pas vraiment un message à faire passer, mais plutôt une émotion. La chorégraphie est faite pour déstabiliser le spectateur, qui peut choisir d'être emmené passivement, ou de la prendre comme un casse-tête. À un autre niveau de lecture, le spectateur peut aussi avoir une réflexion sur les notions citées ci-dessus. J'ai en tout cas d'abord voulu faire passer mon exaltation face à ce genre de jeux (Monument Valley) ou de figures impossibles.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

J'en ai été très heureuse ! Surtout que j'ai appris à ce moment là qu'un atelier serait donné. Je pense que c'est sur le coup ce qui m'a le plus plu, car j'était ravie de pouvoir partager cette expérience avec d'autres danseurs que je ne connaissais pas, et dont les techniques n'étaient pas forcément les mêmes que la mienne.
Je pense que le fait de gagner n'était plus vraiment un but en soit, je n'ai jamais été attirée par la compétition, mais j'étais plutôt impatiente de découvrir les autres et leur travail. Le défi pour moi était plus d'arriver à présenter quelque chose qui me satisferait sur scène, en profitant du lieu et du public qui m'étaient offerts.

Que diriez vous à quelqu'un qui hésite à participer ?

D'essayer ! On ne perd rien à participer : au pire si la maquette n'est pas retenue, le fait d'avoir travaillé une chorégraphie est déjà en soit un gain d'expérience. Si jamais on devient lauréat, c'est encore mieux, et on ne sait jamais vraiment d'avance ce qu'il va se passer de toute façon. Donc autant tenter.

Mention spéciale : «Tentative de réponse à une commande» Renaud Dallet

Renaud Dallet est né en 1991, il découvre la danse à l'âge de 7 ans. Il se forme en danse contemporaine lorsqu'il rencontre Régine Chopinot, durant ses études au conservatoire de La Rochelle. De 2008 à 2011, il suit le cursus Technique de la Musique et de la Danse au conservatoire de Bordeaux. Il part ensuite étudier la communication, ancrée dans le milieu européen, à Bruxelles où il poursuit sa pratique de la danse via des workshops à Charleroi Danse et DansCentrum Jette.
Entre 2014 et 2016, Renaud étudie la philosophie à l'Université Paris X Nanterre - La Défense et, en parallèle, se forme au conservatoire de Paris (CRR - studio des Abbesses). Où il obtient le Diplôme d'Etudes Chorégraphique mention Bien en 2016. C'est à cette période qu'il fait la rencontre de Daniel Larrieu. Cette même année il intègre l'école supérieure du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers (CNDC), promotion 2018. Durant sa formation, il est stagiaire auprès de Yuval Pick, François Chaignaud, Emio Greco et Pieter c. Sholten à ICK Amsterdam, ainsi que de Eric Minh Cuong Castaing.

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Quelles ont été vos motivations pour participer au concours?

Ma motivation pour participer au concours était de donner vie à mon projet, simplement de le montrer et de le partager.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

Ce que j'avais envie de montrer, ce n'est pas la danse dans sa forme - celle du spectacle et de la représentation - mais plutôt la vie de jeunes danseurs et de chorégraphes. Je voulais partager avec les personnes qui viennent voir la danse, ce que c'est réellement le monde de l'art chorégraphique. Comment faire des compromis, comment exister lorsqu'on entre dans la vie professionnelle. Finalement ces questionnements se retrouvent chez tout le monde, au-delà du monde de la danse. Pour cela je me suis appuyé sur mes recherches en sociologie et en politique publique et culturelle menée au CNDC et à l'Université d'Angers.

D'où vous est venue votre inspiration ? Quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?

Ce que j'avais envie de montrer, ce n'est pas la danse dans sa forme - celle du spectacle et de la représentation - mais plutôt la vie de jeunes danseurs et de chorégraphes. Je voulais partager avec les personnes qui viennent voir la danse, ce que c'est réellement le monde de l'art chorégraphique. Comment faire des compromis, comment exister lorsqu'on entre dans la vie professionnelle. Finalement ces questionnements se retrouvent chez tout le monde, au-delà du monde de la danse. Pour cela je me suis appuyé sur mes recherches en sociologie et en politique publique et culturelle menée au CNDC et à l'Université d'Angers.

Quel a été votre ressenti lorsque vous avez appris que vous étiez lauréate ?

Ca m'a aidé à avoir confiance en moi, j'ai ressenti le fait que mon message avait été entendu. Ca m'a rendu heureux de voir que mon travail était récompensé.

Que diriez vous à quelqu'un qui hésite à participer ?

Je lui dirais de suivre son instinct, de voir ce qui est bon pour lui et de prendre du plaisir, de se laisser aller pour se sentir libre.