Yaël Dahan, 26ans - Reporters le Jeu

Déjà diplômé ou pas encore, donnez les meilleures chances à votre projet d'entreprise ! Découvrez toutes les possibilités avant de vous lancer et retrouvez les témoignages de ceux qui ont réussi.

Ecoutons-nous bien toutes leurs histoires et toutes les aventures que nos grands-parents ont à nous raconter ? Connaissons-nous bien leur vie, et la vie d'antan ? Avec Reporters le jeu, Yaël s'est fixée un objectif : rapprocher les enfants et leurs grands-parents de manière ludique et pédagogique. Et elle a déjà convaincu beaucoup de monde.

Le but : rapprocher enfants et grands-parents

C'est une grande fierté d'être entrepreneur

Les tenues sont décontractées, les oreilles sont équipées d'écouteurs et les yeux sont rivés sur les ordinateurs : l'ambiance est jeune et studieuse au PSL Lab. Et pour cause : l'espace de coworking situé au coeur du 5ème arrondissement de Paris est un espace de travail collaboratif dédié aux étudiants-entrepreneurs. « C'est un lieu dans lequel on se sent bien, et surtout dans lequel on peut échanger » nous explique Yaël Dahan, la co-fondatrice de Reporters, le jeu. Grand open-space ou petits bureaux encastrés, il y en a pour tous les goûts, et surtout de toutes les couleurs.

Yaël a opté pour elle et son équipe un bureau dans le fond, près de la cuisine, qui lui ouvre un grand espace, personnalisé à l'aide de nombreux post-its. Le téléphone sonne, les appels s'enchaînent, mais l'esprit est convivial : une vraie ambiance start-up. Au dessus du bureau, des trophées glanés ici et là : « c'est une grande fierté d'être entrepreneure, surtout quand le projet marche et que l'on obtient des prix, comme le grand prix PÉPITE du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Rercherche, ou avec le Moovdjee. Cela démontre que l'engouement autour de notre concept est réel. »

Ce concept, il est simple, et il a tout pour plaire : afin de rapprocher les enfants de leurs grands-parents, Reporters propose un jeu sous forme de kit, qui place l'enfant dans la peau d'un enquêteur qui cherche à dresser le portrait de ses grands-parents. Équipés d'un faux micro, d'un petit appareil photo, d'une carte de presse et d'un bloc-notes, les jeunes journalistes en herbe interrogent, discutent et observent. « Ils deviennent alors des vecteurs de la transmission » explique Yaël. Et découvrent une époque qu'ils ne connaissent pas.

Pour les jeunes diplômé-e-s, devenir étudiant-e-entrepreneur-e permet de conserver ou retrouver le statut étudiant et les avantages associés : possibilité de prolonger les bourses sur critères sociaux, couverture sociale étudiante, tarifs réduits.

Mes grands-parents, ces héros

Et l'engouement est bien là. Depuis qu'elle s'est lancée, plus de 3 000 enfants ont tenté l'expérience, et 25 classes ont mis en place le kit pédagogique, sans compter les particuliers. « L'idée m'est venue lors d'un start-up weekend. Ce qu'on aime chez nos grands-parents c'est les histoires qu'ils nous racontent, les moments partagés. Et ce dès l'enfance ». Ce qui plaît, par exemple ? Découvrir les objets disparus. Imaginez un jeune né après 2000 face à un téléphone à cadran, ou même devant un minitel : « ils se posent des questions, et comprennent le monde qui les entoure ».

Reporters le jeu favorise le vivre ensemble

3000 enfants ont déjà fait l'expérience Reporters

Ce kit est notamment très apprécié des écoles, qui l'utilisent en classe. « En amont, les enfants rapportent le maximum d'anecdotes sur la vie d'avant. Ensuite, ils partagent tout cela en classe, encadrés par l'instituteur » raconte Yaël, qui a pu de nombreuses fois assister à ces échanges. « On a tous un environnement familial très différent, et ce sont les petites histoires de chacun qui font la grande histoire. Cela favorise le vivre ensemble ». C'est également l'occasion pour les instituteurs de proposer des cours thématiques, de parler autrement de l'Histoire, et d'instaurer un dialogue dans la classe qui permet de mieux comprendre l'autre.

Mais l'aventure n'est pas réservée qu'aux écoles, et les particuliers sont également nombreux à tenter l'aventure, avec des carnets d'enquêtes à réaliser chez soi. Aujourd'hui, il en existe trois : l'une sur l'histoire de leurs grands-parents, l'une sur le métier des parents, et une dernière sur l'histoire de leur ville. Des thématiques qui sont bien-sûr amenées à grandir, avec le succès de l'entreprise. Et les idées et envies de Yaël.

Le statut d'étudiant-entrepreneur un accès au lieu de coworking de son PEPITE.

Devenir entrepreneur pour s'accomplir

Les PEPITE permettent notamment un encadrement personnalisé, un accès à des ressources numériques et favorisent la mise en réseau.

La jeune femme, originaire de Besançon mais qui a passé la grande partie de sa vie à Paris, a un parcours scolaire exemplaire. Bac Scientifique, prépa à Janson-de-Sailly, puis ESCP Europe : ses premières expériences professionnelles sont tout naturellement en marketing et en finance, aussi bien dans des grands groupes que dans des start-ups. Mais elle jette finalement son dévolu sur l'option entrepreneuriat. Un choix qui peut surprendre : « L'entrepreneuriat est un terrain d'accomplissement personnel et professionnel » nous confie-t-elle, « j'avais envie d'avoir une aventure de création de projet ».

Bien-sûr tout n'est pas toujours rose. Yaël est passée par des difficultés : « au départ, c'était très compliqué pour moi car j'étais la seule à temps plein sur le projet. Maintenant, on est une petite équipe, je suis accompagnée de personnes très compétentes, ça va beaucoup mieux » nous explique-t-elle. Mais c'est au quotidien qu'elle doit relever des défis, pour développer son entreprise : « chaque étape a son lot de challenge : la création du produit, son financement, le marketing de l'offre, le management des équipes... C'est pour ça que c'est important d'être bien entouré ». Un cadre bienveillant qu'elle a retrouvé aussi bien à l'incubateur de ESCP Europe qu'au PSL Lab avec le statut d'étudiant-entrepreneur.

Le partage, c'est ce qu'elle retrouve aussi bien dans les incubateurs que dans les espaces de coworking. Elle va le découvrir lors des premières années : en échangeant avec d'autres jeunes entreprises, on s'aide, on apprend des expériences des autres, et finalement on progresse. Elle va également obtenir de l'aide de la part de ses deux tuteurs « j'ai un tuteur expert en juridique qui nous aide notamment sur les questions de propriété intellectuelle, et un tuteur développeur en informatique, qui nous aide sur nos problématiques liées au numérique ». Une aide complétée par celle de la responsable du PSL Lab, « très proche des entrepreneurs, elle nous aide pour le networking, pour que l'on puisse rencontrer les personnes dont on a besoin ».

L'entrepreneuriat est un terrain d'accomplissement personnel et professionnel

Ces besoins, ils sont nombreux, et ils sont amenés à être de plus en plus nombreux. « Notre vocation c'est de devenir des professionnels de l'inter-générationnel pour les enfants ». Elle a donc plein d'idées pour continuer à développer son entreprise : produire de nouvelles enquêtes pour en découvrir toujours plus, proposer de nouveaux outils pour les jeunes, et surtout profiter au maximum de ce qu'offre le numérique pour enrichir les enquêtes en audio ou en vidéos. Reporters et Yaël ont plein d'idées, l'aventure n'en est qu'à ses débuts.

30 publications presse dont BFM, Gullli, Europe 1, le Journal de Mickey 

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Devenir étudiant-e-entrepreneur-e, c'est une belle aventure.

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