Entre études et création artistique : le parcours de Romane

Étudiant en Master 2 à l’IAE de Poitiers, Romane mène en parallèle une aventure artistique qui façonne son quotidien grâce à la reconnaissance d’étudiant artiste. Entre cours, répétitions et projets personnels, il construit un parcours singulier.

La conciliation entre études et pratique artistique : rencontre avec Romane

Concilier études et pratique artistique ? C’est possible grâce à la reconnaissance du statut d’étudiant artiste !

Qu’est-ce que la reconnaissance d’étudiant artiste ? La reconnaissance du statut d’étudiant artiste facilite l’articulation entre un projet artistique de haut niveau et le suivi d’études supérieures, en ouvrant droit à des aménagements spécifiques.

Grâce à cette reconnaissance, Romane parvient à concilier brillamment ses études et sa passion artistique. À 26 ans, il poursuit un Master 2 en Communication des organisations à l’IAE de Poitiers, tout en se produisant sur scène en tant que drag king. Nous sommes allés à sa rencontre.

Le quotidien rythmé de Romane

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement la reconnaissance d’étudiant artiste ?

Ce statut permet d’avoir plus de flexibilité dans sa semaine étudiante qui peut parfois être assez chargée. Le statut permet parfois d’avoir des dispenses d’assiduité pour certains cours. Dans ce contexte, j’ai le droit de ne pas venir en cours et de rattraper plus tard avec une demande au préalable par exemple.  

Quels sont les aménagements d’études qui vous sont proposés ? Comment vous aident-ils à mieux concilier études et pratique artistique ? 

Ils m'aident à me dire que si on me propose un spectacle, un show de drag king, en pleine semaine, c'est possible. Parce que sinon, ça me stressait à ma reprise d'études de me dire que j’allais devoir faire un choix. Je n'avais pas du tout envie de choisir entre mes études et ma pratique artistique. Grâce à ces aménagements, j'ai cette liberté.

Pourquoi avez-vous choisi de poursuivre des études tout en continuant votre activité artistique ?

J’ai découvert et commencé la pratique du drag king en 2022 à ma sortie des Beaux Arts. Le drag a vraiment pris une grosse place dans ma vie. Je me suis même demandé si je voulais faire uniquement ça. Mais ça a été assez clair dès ce moment-là que je ne voulais pas, notamment pour des raisons d'équilibre de vie ou encore de santé mentale. Et puis, si je suis sorti des Beaux Arts, c'est aussi parce que je ne voulais pas être artiste à temps plein. Ensuite, j'ai fait un service civique en communication qui m'a laissé le temps de continuer ma pratique artistique à côté. Puis ce service civique m'a aidé à m'orienter vers mon master en communication. J'ai pu reprendre un master à l’IAE de Poitiers dans le parcours Communication des organisations avec le statut d'étudiant artiste. Il y a une suite logique de cet engagement artistique que j'ai depuis 2022.

Depuis quand remonte votre passion pour votre discipline artistique ?

Je ne fais pas partie de ces gens qui, depuis qu'ils sont enfants, ne rêvent que de ça. C'est arrivé plus tard. Aux Beaux Arts, j'avais pensé à un personnage. Je l'avais vu comme un personnage performatif dans le cadre de l'art, mais pas du tout comme un personnage drag. C'est à ma rencontre avec la scène drag en 2022 que je me suis dit que je questionnais mes stéréotypes de genre. Ça a fait sens de commencer à le voir comme un personnage drag. J’ai découvert la scène drag parce qu'à Poitiers, il y avait un collectif, le Club drag. J'avais assisté à un show. D'ailleurs, je suis monté sur scène pendant ce show, j’ai un ami qui m’a dit « vas-y Romane, monte sur scène, c’est ton moment ! ». Donc je suis monté sur scène et c’est marrant parce qu'un an plus tard, je montais sur scène en tant que réel artiste.

Avez-vous des conseils pour d’autres étudiants qui aimeraient concilier études et passion artistique ? 

Le statut nous donne l’opportunité de concilier les deux et l’université nous encourage à le faire, d’une certaine manière. C’est une chance qu’il faut saisir et surtout, il ne faut pas penser que son art n’est pas légitime. 

 

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