Concilier études et pratique artistique : le parcours de Tima
Concilier études et pratique artistique ? C’est possible grâce à la reconnaissance du statut d’étudiant artiste !
Tima Couturier a fait le pari de poursuivre ses études en plus de sa pratique artistique. Âgée de 22 ans, elle est étudiante dans le Master Assistanat à la mise en scène. Avec un ami, elle a décidé de monter une compagnie de théâtre IdioCie grâce au statut d’étudiante artiste et de l’accompagnement de l’Université de Poitiers et de son dispositif impulsion.
Rencontre avec Tima
En quoi consiste concrètement la reconnaissance du statut d’étudiant artiste ?
Le statut d'étudiant artiste, c'est une demande qu’on fait auprès de notre académie. Ce statut permet de faciliter une pratique artistique à côté de nos études. Pour obtenir ce statut, il faut pouvoir expliquer pourquoi est-ce qu'on a besoin de cette reconnaissance.
Quels sont les aménagements d’études qui vous sont proposés ?
Ça nous permet d'aménager nos cours, nos devoirs ou nos travaux à rendre parce qu'il y a des moments où on est absent. Par exemple il y a des week-ends où on a des représentations ou des répétitions et on ne peut pas travailler sur nos cours. Concrètement, ça nous permet de pouvoir justifier des absences. Ça va aussi nous permettre de rattraper des travaux, ou d'avoir un allégement de nos devoirs. Les aménagements permettent d'éviter qu'on prenne du retard par rapport à nos camarades.
Depuis quand remonte votre passion pour le théâtre ?
J'ai commencé le théâtre quand j'avais 13-14 ans, j'étais en quatrième. Un soir, j’étais avec mes parents, on discutait et je leur ai dit : « ça doit être trop bien d'être présentateur télé ». Alors mon père m’a dit : « tu sais quoi, on va t'inscrire à des cours de théâtre parce que si tu veux être présentatrice télé, c'est plutôt du théâtre et de l'acting ». Donc, il m'a inscrit à un cours de théâtre et dès le premier cours, j'ai adoré, je me suis sentie épanouie ! Au lycée, en seconde, j'ai pris l'option théâtre. Et ensuite, en première, j’ai fait la spécialité théâtre et à côté de ça, j’ai fait du piano, de la danse et j’étais dans une troupe amateure pour optimiser mes chances. Le théâtre, c'est assez pluridisciplinaire et je pense que c'est important de toucher à plein de choses artistiquement parlant. En parallèle de ça, j'ai commencé à me renseigner sur les lycées qui proposaient du théâtre. Par la suite, j'ai compris que j'aimais jouer mais que j'aimais aussi l’écriture. Maintenant je préfère créer des projets, allant de la mise en scène à l'écriture.
Avez-vous des conseils pour d’autres étudiants qui aimeraient concilier études et passion artistique ?
Les conseils que je donnerais, c'est de ne pas avoir peur de se dire « je peux y arriver », que ce soit d'un point de vue académique ou d'un point de vue artistique. Le meilleur des conseils, c'est de se dire : « il faut le faire et tu verras après ». Il faut tenter de pratiquer sa passion artistique et ses études. Concilier tout ça, c’est possible avec le statut artiste étudiant.
Vous montez actuellement une pièce de théâtre, pouvez-vous nous en parler ?
Le projet parle du fantasme mais pas du fantasme sexuel, plutôt le fait qu'on s'imagine des choses et de l'inaction et pourquoi parfois on reste bloqué dans nos fantasmes alors qu’on pourrait agir et avancer. Dans notre pièce de théâtre, une fille croise un garçon en soirée et elle le trouve trop beau. Donc elle s'imagine tout ce qui pourrait se passer si elle allait lui parler, jusqu'à se monter la tête avec des trucs de ouf et finalement, elle ne va jamais lui parler.