VIH & SIDA : on fait le point

Sida Info Service répond à vos questions dans cette vidéo et on vous en dit plus sur le dépistage à l'université.

Dans l'imaginaire, notamment des jeunes, ça devient une maladie chronique. Donc c'est comme l'hypertension, le diabète ou autre. Et comme on n’en meurt plus, c'est pas grave. Alors que c'est grave.

VIH : le point avec Sida Info Service

Le SIDA c'est la maladie. Le VIH, c’est le virus. Donc on peut être porteur du virus mais ne pas avoir le SIDA parce que quand on a le SIDA, ça veut dire qu'on est malade, on a ce qu'on appelle des maladies opportunistes. On peut être séropositif au VIH et vivre très vieux, 90 ans, mourir d'autre chose que de son VIH.

Mais quand on a le SIDA, qui est la maladie, malheureusement, ça veut dire que on est séropositif, on ne prend pas son traitement et effectivement, on peut avoir des maladies opportunistes qui peuvent raccourcir la vie. Il faut pouvoir s'en protéger et pouvoir éviter d'être contaminé parce que ça reste quand même une maladie, même si aujourd'hui on n’en meurt pas, ça reste quand même une maladie qui est problématique, qui oblige à prendre des traitements à vie et qui n'est pas facile à gérer quand même.

Que faire si je pense avoir pris un risque ?

Si le risque est pris depuis peu de temps, depuis moins de 48h, ça peut valoir la peine d'avoir une estimation du niveau de risque parce qu'il y a cette possibilité en cas de risque majeur de ce qu'on appelle le traitement post-exposition qui est disponible dans les services d'urgences, pour l'essentiel.

Et si ce risque a été pris il y a plus de deux jours ?

Si c'est des risques de plus de 48h, il y a évidemment le dépistage.

J’insiste toujours sur le fait qu'on peut aussi contacter son ou sa partenaire pour essayer d’en rediscuter parce que sur le moment, parfois, l'inquiétude n'est pas présente. Mais a posteriori, quand il y a des inquiétudes, peut être que le moyen le plus rapide d'avoir une réponse, c'est de recontacter son ou sa partenaire pour essayer de clarifier la situation dans la mesure du possible, quitte à négocier un test réciproque de part et d'autre, soit un test avec une prise de sang, soit même un autotest en pharmacie.

VIH et piqûre malveillante : info ou intox ?

Au début, il y avait cette rumeur comme quoi ça pouvait transmettre le VIH. Alors, non, là on rassure les gens, il y a zéro risque de transmission du VIH par ce type de piqûre. Les seuls risques, ce sont les hépatites. Si on est vacciné contre l'hépatite B, on risque rien et éventuellement l'hépatite C.

Mais le risque est quand même minime. Il n’y a aucun risque de VIH parce que le VIH ne vit pas à l'air libre. Donc une fois qu'il est sorti du corps humain entre guillemets, il n'est plus contaminant. Donc il y a zéro risque.

Quand est-ce que je dois appeler Sida Info Service ?

Ce qu'on préfère évidemment, c'est que les personnes nous appellent avant d'avoir un contact sexuel, pour vérifier les différents modes de transmission. Mais ça peut évidemment être après et c'est souvent après le contact sexuel, dans la mesure ou parfois il y a des choses qui surprennent. C’est pas ce qui était prévu, donc il y a un écart par rapport à ce qu’ils imaginaient.

Donc on peut vérifier avec les personnes quelles sont les risques qui ont pu être pris ? Bien sûr, on peut aussi nous contacter après des risques pris, par rapport au dépistage, à la découverte d'une IST. Qu’est-ce que je fais, ou est-ce que je vais ? Est-ce qu'il y a des traitements ? Etc.

Pour quelle autre raison doit-on se faire dépister ?

Il y a une recrudescence des IST. Celles qu'on voit le plus fréquemment aujourd'hui, c'est les chlamydia. Il n'y a pas de signes cliniques, ça passe totalement inaperçu et c'est dévastateur pour les femmes. Donc, il faut pouvoir se dépister, avoir une sexualité protégée pour éviter de se contaminer donc pour se protéger soi-même, mais également protéger son ou ses partenaires.

Un dernier mot ?

Se faire tester au moins une fois dans sa vie, au moins une fois. Et lorsqu'on a des rapports sexuels, ou qu’en tout cas on prend des risques, on doit utiliser le préservatif, qui reste le moyen de prévention le plus sûr.

Les réponses à vos questions

  • Quelle est la différence entre VIH et SIDA ?
  • Que faire si l'on a pris un risque ?
  • Quand appeler Sida Info Service ?
  • Comment et pourquoi se faire dépister ?

Les réponses à ces questions avec le Dr Arame Mbodje, directrice de Sida Info Service, et Christophe, écoutant au sein de l'association.

Sida Info Service

Engagée dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA depuis plus de 30 ans, l'association est un partenaire majeur des politiques de santé publique, notamment aux côtés de Santé publique France.

Sida Info Service propose ses lignes d'écoute 7 jours sur 7 ainsi qu'un tchat sur son site.

Avec ses 30 ans d'expérience sur le sujet, l'association a l'habitude d'accompagner, d'informer, de rassurer. N'hésitez pas à les contacter si besoin, quelle que soit votre question ou votre situation.

Le dépistage

Il existe plusieurs façons de se faire dépister, en fonction de votre situation ou préférence. Vous trouverez toutes les informations sur le site de Sida Info Service ou dans cet article.

Les établissements d'enseignement supérieur proposent également des dépistages. N'hésitez pas à vous renseigner auprès du Service de santé universitaire !

Aujourd'hui, dans le cadre mondial de la lutte contre le VIH, on fait un dépistage organisé des infections sexuellement transmissibles : VIH, hépatites, chlamydia, gonocoque, pour sensibiliser les étudiants sur le dépistage et la prise en charge de leur santé sexuelle.

Pourquoi faire dépister ?

Pourquoi se faire dépister ? C'est assez simple. Pour éviter effectivement à la fois de transmettre, de savoir si l'on n'est pas malade et surtout éviter de transmettre la maladie.

Ici, on fait des dépistages sur deux types de maladies. Les virus : VIH et les deux hépatites, hépatite B, hépatite C. Et puis les bactéries. Il y a deux bactéries qui sont très fréquentes chez les jeunes, qui s’appellent chlamydia trachomatis et gonocoque.

Une fois que tout est absorbé, on peut donc considérer que la lecture là elle est bonne.

Et les autres IST ?

On observe depuis plusieurs années - il y a eu la période covid aussi, qui a été un peu particulière - on observe une recrudescence de ce type d'infections parce que c'est une infection, comme le gonocoque, qui ne se manifeste pas forcément par des symptômes.

Quand on ne fait pas dépister, forcément, on n'est pas informé qu'on l'a et on peut la transmettre plus facilement.

Quand se fait-on dépister ?

En changeant de partenaire ou avec un nouveau partenaire. Tout à fait. Quand on a plusieurs partenaires aussi, c'est bien de se faire dépister.

Savoir son statut, se faire traiter s'il y a besoin

Les jeunes sont-ils réceptifs ?

Assez réceptifs, oui. Informés ? Pas tout le temps. On est là pour ça. On essaye justement de les sensibiliser au maximum.

Je vais vous expliquer le préservatif féminin. Le préservatif féminin : polyuréthane, pas latex, donc beaucoup moins d'allergies. Meilleure transmission de la chaleur et des sensations. Craque pas et il est beaucoup plus solide que le préservatif en latex. Et autres avantages, vous pouvez éventuellement le mettre avant le rapport. Un peu longtemps avant le rapport, vous pouvez avoir plusieurs rapports de suite avec le même préservatif et vous l'enlevez quand les rapports sont terminés.

Ça se présente comme ça avec un petit anneau qui est un peu plus épais qui va aller à l'intérieur du vagin, un grand anneau plus fin qui va rester à l'extérieur. Il ne faut pas le déplier, ça sert à rien.

Autre avantage pour les filles, c'est que comme la pénétration du coup elle est à l'intérieur et que ça, c'est collé contre les parois du vagin, il n'y a pas du tout d'irritation. Comme il peut y avoir des fois avec le latex, un petit peu d'échauffement, ou des trucs comme ça.

Il ne peut pas aller trop loin il ne peut se pas coincer. Ça, c'est pas possible, tout ça, c'est pas possible. Le critère du bien mis c'est on ne le sent pas, si vous le sentez pas c’est que forcément il est bien mis.

Un dernier mot ?

N'hésitez pas à venir nous voir en service santé étudiante, à poser des questions, à vous faire dépister et à vous prendre en charge pour votre santé sexuelle. Il n'y a pas de tabou. Voilà. N'ayez pas honte de poser vos questions et de demander des informations. On est là pour ça.

 

Le préservatif

Le préservatif reste la meilleure protection contre le VIH... mais pas que.

Qu'il soit masculin ou féminin, le préservatif est le seul outil complet de santé sexuelle puisqu’il protège à la fois du VIH, des IST, MST, des hépatites, mais aussi des grossesses non désirées.

Où trouver des préservatifs gratuits ?

Depuis le 1er janvier 2023, tous les jeunes de moins de 26 ans peuvent se procurer gratuitement des préservatifs externes, en pharmacie. Il s'agit des préservatifs des marques « Eden » et Sortez couverts ! ».

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