Ce que les drogues font réellement à votre cerveau

Stress des examens, pression des études, envie de faire la fête ou simple curiosité… Les raisons qui poussent à expérimenter une substance psychoactive sont nombreuses. Pourtant, les drogues ne sont jamais sans conséquence. On vous explique !

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Quand le stress étudiant pousse à chercher des solutions rapides

Entre les cours, les examens, les stages, les emplois étudiants ou encore l'éloignement de la famille, la vie étudiante peut parfois être éprouvante.

Dans ce contexte, certaines substances peuvent donner l'impression (car c'est juste ça, une impression) d'apporter une réponse immédiate :

  • pour oublier le stress 
  • pour se sentir plus à l'aise en soirée 
  • pour améliorer ses performances 
  • pour lutter contre la fatigue 
  • ou simplement pour déconnecter 

Mais cette sensation est généralement temporaire. Une fois les effets dissipés, le stress, l'anxiété ou les difficultés rencontrées sont toujours présents et peuvent même être accentués.

Une période où votre cerveau est encore en construction

On l'oublie souvent, mais le cerveau continue de se développer jusqu'à environ 25 ans. Cette période est essentielle pour l'apprentissage, la gestion des émotions, la prise de décision ou encore la concentration.

Les drogues agissent directement sur le fonctionnement du cerveau. Plus la consommation débute tôt et plus elle est régulière, plus le risque de développer une dépendance ou des difficultés psychologiques augmente.

1,4 millionde personnes consomment régulièrement du cannabis

Pour les étudiants, cela peut se traduire par une baisse de l'attention en cours, des difficultés à mémoriser les informations ou encore une perte de motivation dans les études.

Quels effets sur la santé  ?

Contrairement aux idées reçues, les drogues n'aident pas à mieux gérer le stress, les émotions ou les difficultés du quotidien. Elles peuvent au contraire les aggraver.

Parmi les conséquences les plus fréquentes :

  • des troubles de la mémoire et de la concentration 
  • des difficultés d'apprentissage et de réussite universitaire 
  • une augmentation de l'anxiété 
  • des attaques de panique 
  • des troubles du sommeil 
  • une altération de l'humeur 
  • un risque accru de développer une addiction

Drogues et santé mentale : un lien étroit

Les professionnels de santé observent depuis plusieurs années des liens étroits entre les troubles psychiques et les conduites addictives.

Lorsqu'on traverse une période difficile, il peut être tentant de se tourner vers certaines substances pour apaiser son stress, son anxiété ou son mal-être. Pourtant, cette consommation peut avoir l'effet inverse et aggraver les difficultés déjà présentes. Dans certains cas, elle peut même favoriser l'apparition de troubles psychiques ou accentuer des troubles existants. Un véritable cercle vicieux peut alors s'installer : plus le mal-être grandit, plus le risque de consommer augmente, et plus la consommation risque d'altérer le bien-être psychologique.

C'est pourquoi il est important de ne pas rester seul face à ses difficultés

Besoin d'aide ? Vous n'êtes pas seul

Si vous vous interrogez sur votre consommation ou celle d'un proche, des solutions existent.

Vous pouvez :

  • en parler à un professionnel de santé 
  • prendre contact avec le service de santé étudiante de votre établissement 
  • consulter les structures spécialisées en addictologie 
  • contacter Drogues Info Service au 0 800 23 13 13 (appel gratuit et anonyme)

Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse. Plus les difficultés sont prises en charge tôt, plus il est facile d'éviter qu'elles n'aient un impact sur votre santé, vos études, vos relations ou votre vie quotidienne.

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